Mardi 07 Mai 21h//Dienstag 07 Mai 21:00//Concert Vian/Brassens chanson

Philippe Arveiller ; voix, guitarevian

Allain Wittische ; contrabasse

David Metzner ; guitare chant

Claude Papillon ; violoncelle
Figure mythique du Paris d’après-guerre, Boris Vian a marqué la vie intellectuelle et artistique française d’une empreinte singulière. Cet écrivain, auteur, chanteur et musicien, disparu prématurément, laissa derrière lui une œuvre moderne et insolite, véritable patrimoine dont les générations suivantes n’ont cessé de s’inspirer. A la fois parolier, interprète, directeur artistique, Boris Vian est aussi passé à la postérité à travers la chanson. Du Déserteur à La Java des bombes atomiques, en passant par Faut rigoler ou Le Blouse du dentiste, la variété de son répertoire est impressionnante. Tout est rythme, tout est vie chez Vian. Il a été le 1er à importer le jazz en France et à accueillir Duke Ellington.

brassens

Personnage d’une immense discrétion, Georges Brassens a inscrit son nom dans le patrimoine artistique français en créant un style unique sculpté autour de mélodies simples et de textes qui sont autant de chefs-d’œuvre poétiques. La simplicité de Georges Brassens en a fait un des artistes les plus aimés du patrimoine culturel français. Son répertoire, impertinent mais jamais provocateur, trace un portrait sans pitié, et pourtant si tendre, de ses contemporains. Georges Brassens reste un artiste de référence largement apprécié et célébré dans le monde francophone. Créateur généreux et humaniste, l’homme à la célèbre moustache occupe une place à part dans la mémoire de ses amis et admirateurs.

 

 

 

Boris Vian war das, was man gern vollmundig zum „Universal-Genie“ aufplustert. Zweifellos war er in sehr vielen Gebieten kreativ und engagiert: als polytechnischer Ingenieur mit einem Heißhunger nach Neuem, als Übersetzer von Strindberg, Brecht, Brendan Behan, Chandler u.v.m., als Schriftsteller zahlreicher Genres: Romane, Erzählungen, Novellen, Opernlibretti, Theaterstücke, Sketche, Kabarettszenen, Gedichte, Chansons und sogar soziologischer Abhandlungen, als aktiver Jazz-Trompeter, als Jazz-Kritiker und künstlerischer Direktor der Jazz-Abteilung der Plattenfirma Philips, später sogar als Chansonier, Drehbuchautor u.v.m. Im blühenden Clubleben von Saint-Germain des Pres saßen an seinem Tisch in den Kneipen außer Sartre, Camus, Beauvoir, Greco und all den anderen Existenzialisten auch namhafte Jazz-Musiker wie Duke Ellington, Charlie Parker, Errol Garner und Miles Davis, als auch Literaten wie Raimond Queneau oder Jacques Prevert.

Georges Brassens  kommt am 22. Oktober 1921 als Sohn eines Bauunternehmers und einer streng gläubigen Neapolitanerin im südfranzösischen Sète zur Welt. Seine Mutter vermittelt ihm die Liebe zur Musik. Bereits als Jugendlicher beginnt er, Chansons zu schreiben. Neben eigenen Texten vertont er auch die Lyrik französischer Klassiker wie François Villon, Victor Hugo, Paul Verlaine oder Louis Aragon. 1952 steht er in Paris erstmals auf der Bühne. Große Orchestrierung lehnt er ab. Stattdessen bevorzugt er einen nur von einer Gitarre begleiteten Sprechgesang. Für seine politisch-derben, gegen den bürgerlichen Kleingeist gerichteten Lieder – sein Chanson „La gorille“ gegen die Todesstrafe darf im französischen Radio Jahre lang nicht gespielt werden – würdigt die renommierte Académie Française den schüchternen Anarchisten mit ihrem Großen Preis der Poesie.